Test des Royaumes d’Amalur Reckoning

Big Huge Game à l’ origine de jeux comme Rise of Nation ou plus récemment Age of Empire III, nous sort une petite perle du RPG Action nommé Kingdom of Amalur : Reckoning (Les Royaumes d’Amalur). Le studio qui a embauché pour l’opération Todd Mc Farlane (Spawn), Ken Rolston (Morrowind et Oblivion) et R.A. Salvatore (Les Mondes Oubliées) a mis le paquet sur son univers très fantasy et son chara-design.

Un mort vivant ?

La création de votre avatar est très complète et permet aisément de créer bon nombre de personnage unique.

Bienvenue en Faelie ! Comme dans beaucoup de RPG d’aujourd’hui, vous commencez votre aventure en créant votre personnage parmi quatre races : Almain, Varani, Ljosalfar et Dokkalfar. Chacune propose des traits raciaux qui vous seront plutôt utile pour bien commencer le jeu, selon la destinée pour laquelle vous opterez. Vous devrez également choisir une divinité qui vous donnera un bonus permanent sur votre personnage. Par exemple en choisissant la déesse de la sagesse et des arts, Ethéne, vous bénéficierez d’un bonus de +10% en mana. La création de votre avatar est très complète et permet aisément de créer bon nombre de personnage unique. Mais si cela n’est pas votre tasse de thé, le jeu permet de générer des personnages aléatoirement.

Après la création de votre héros vous êtes directement plongé dans l’action, vous ressuscitez ! Non ce n’est pas encore une histoire de zombie mort vivant. Vous revenez à la vie grâce a une expérience scientifique gnome, le puits des Ames, et vous allez découvrir que la Faelie n’a pas l’air si accueillante qu’on pourrait le croire.

Une Histoire classique

Alyn Shir, une Dokkalfar à moitié habillé

Même si le monde est enchanteur et fait plaisir à voir, l’histoire quant à elle est plus classique. Le monde dispose d’une multitude de races, déjà vus, comme les Gnomes, les Dokkalfars des pseudos efles ou encore les Almain qui sont l’équivalent des hommes. On retiendra principalement les Fae qui est une classe non jouable, mais qui fait partie intégrante de l’histoire. Celle-ci est divisée en deux groupes bien distincts : les Fae de l’été également connus sous le nom de Seelies, incarnent la croissance, la chaleur et l’émergence de la vie et les Fae de l’hiver qui représentent le déclin des saisons, l’entropie et la mort, des aspects inévitables du Grand Cycle. Ce Grand Cycle étant pour les Fae la perpétuelle histoire de la vie et de la mort qui se répète saison après saison, car ces derniers étant immortel, une fois mort ressuscitent après un certain temps pour reprendre le cours de leurs récits.

La Faelie est déchirée dans une guerre lancé par les Thuatha, un groupe de Fae de l’hiver menée par Gadflow qui vous l’aurez compris sans spoiler l’histoire est le grand méchant du jeu. Il existe des fin différentes, mais la trame du jeu reste la même : vous êtes ressuscité et votre but et de mettre fin à cette guerre en vous faisant aider par différents protagonistes plus au moins charismatique. On retiendra principalement Alyn Shir, une Dokkalfar à moitié habillé, manipulatrice et qui n’hésite pas à se servir des gens pour arriver à ces fins.

Un Gameplay facile à prendre en main

Les combats dynamiques et la vue à la troisième personne, fait de Reckoning un jeu vraiment simple à prendre en main

Les combats dynamiques et la vue à la troisième personne, fait de Reckoning un jeu vraiment simple à prendre en main et agréable à jouer. Au fil des quêtes principales et secondaires, votre personnage gagnera de l’expérience et des niveaux. Chaque niveau vous donne accès à des points à distribuer dans vos compétences qui vous permettront d’exceller dans différents domaines comme la forge, le crochetage ou l’art de la furtivité. Il y a ensuite d’autres points à distribuer dans vos capacités de combat. Elles se divisent en trois sections distinctes : Puissance, Finesse et Sorcellerie.
– La Puissance est plutôt pour les joueurs désirant faire un guerrier et jouer avec des armes au corps à corps, comme les épées, les espadons ou les marteaux. Vous bénéficierez, à l’inverse de la Sorcellerie, d’un gros bonus de points de vie (HP), mais de peu de mana (MP). Même si la puissance n’est pas la capacité idéal pour cela, vous pouvez quand même débloquez certain sorts comme celui du Séisme qui fait jaillir de terre d’énormes blocs de pierres pour détruire vos ennemis.
– La Finesse est l’équivalent du voleur. Cela permet de poser des pièges, de lancer des écrans de fumées et d’augmenter vos capacités dans l’art du vol, de la furtivité et de la discrétion. La santé et la mana évolue de façon égale. Ce qui en fait une capacité de combat mixte entre les armes de corps à corps et à distance.
– La Sorcellerie est très axée magie et attaque à distance. Si vous vous focalisez sur la magie, vous pourrez lancer des éclairs, de la glace, des météores, etc… Cette capacité à l’inverse des deux autres se concentre essentiellement sur la mana et une régénération importante de celle-ci.
Même si ce sont trois capacités bien distinctes, rien ne vous empêche de distribuez vos point gagnés, après chaque niveau, dans n’importe lequel des trois, d’où l’intérêt de votre destinée et des cartes du destin !

Les capacités de combat : Puissance, Finesse ou Sorcellerie.

La destinée est une sorte de carte que vous pouvez changer à tout moment, vous donnant des bonus permanent selon les points que vous avez déjà distribués dans vos capacités. Par exemple si vous avez distribuez plus de 49 points en Puissance vous pourrez débloquer la destinée du « Guerrier » qui donne un bonus d’attaque de mêlée de 23% et une efficacité de blocage de 26%. Mais autre exemple, si vous avez distribuez plus de 14 points en puissance et en sorcellerie vous aurez accès à la destinée du « Mage » qui vous donne à la fois un bonus d’attaque de mêlée, mais également une régénération de mana accrue. Vous l’aurez compris vous pouvez mixez les trois capacités principales, puissance, finesse et sorcellerie comme vous le désirez et ainsi créer de multitude de combinaison avec votre personnage.

Il vous sera possible plus tard, dans l’avancement de votre partie, de remettre a zéro tout vos points de compétences et de capacités pour vous essayer à d’autres choix du destin et ainsi évitez de créer x personnages. Cela permet aussi d’avoir plusieurs types de gameplay différents en switchant facilement d’un guerrier à un mage à tout moment. On aime ou pas, mais on a cette possibilité tout au long du jeu.

Il y a d’autres types de cartes, et il ne faut pas confondre destinée et cartes du destin. Ces dernières sont des cartes que vous débloquerez au fil de la trame principale de votre aventure. Elle offre des bonus de stats permanents, mais inchangeable au final. Il existe une multitude de cartes du destin que l’on obtient selon nos choix et nos actions sur les différents npc de l’histoire.

Des combats d’un hack and slash

Le système de combat en temps réel se rapproche d’un jeu d’action/aventure rapide et nerveux, on se croirait dans un hack and slash

Le système de combat en temps réel se rapproche d’un jeu d’action/aventure rapide et nerveux comme Devil May Cry. On se croirait dans un hack and slash, ce qui est un peu déroutant au départ pour un RPG, mais cela offre des combats très dynamiques. Car cela permet de combiner une multitude d’attaques que vous pouvez aisément attribuer aux touches de votre clavier, souris mais également d’une manette de jeux Xbox360. Les techniques de combat se débloquent grâce aux trois capacités citées ci-dessus et sont simple d’utilisation pour que les combats ne perdent pas en nervosité.

En parcourant le monde d’Amalur et ces donjons vous rencontrerez différents coffres et cachettes qui sont souvent verrouillés par un sort (qu’il faudra dissiper) ou un mécanisme que vous pourrez crocheter. Les trésors sont aléatoires et les sets d’armures complètes sont assez durs à trouver en totalité. Le système de loot est similaire à un hack and slash ou un MMORPG : on trouve énormément de matériel qui va du plus basique au plus rare (reprise du système de couleurs : blanc, vert, bleu, violet au jaune pour un set complet).

La récolte de fleurs vous sera indispensable pour créer vos potions avec l’alchimie, celle-ci étant de plus en plus facile si vous mettez plus de points de compétences dans celle-ci. Tous les matériaux et récoltes seront stocker dans des bourses qui ne prendront pas de place dans votre inventaire et heureusement sinon l’inventaire serait plein en cinq minutes et cela nuirez au gameplay du jeu qui se veut très action et nerveux. On passe quand même pas mal de temps à choisir et changer d’équipement de base, tellement le choix est important.

Interaction entre personnage

Les interactions entre les divers protagonistes de l’histoire est classique à n’importe quel RPG

Les interactions entre les divers protagonistes de l’histoire est classique à n’importe quel RPG. Ils vous donneront certain choix, ce qui modifiera légèrement la trame principale. Du même aspect qu’un Elder Scrolls vous pourrez voler les npc ou même les tués, ce qui vous donnera un passeport direct pour la prison à moins de soudoyer les gardes. En passant par le forgeron qui répare vos armes, des instructeurs qui vous donneront en échange d’argent des points de compétences et du simple commerçant pour acheter et vendre votre équipement amassé au cours de votre aventure, vous ne serez pas dépaysé si vous avez l’habitude des RPG. Certain personnages proposent également des mini jeux de hasard qui vous permettront de gagner de l’argent.

Cinq Factions sont disponibles dans le jeu que vous pouvez rejoindre. Elles proposent des quêtes et des items uniques. Les principaux avantages sont les objets d’équipement vendus ou gagnés après avoir terminé toutes les quêtes. Vous débloquerez également des réserves (maisons) et le respect infini de la faction en question.

Les métiers, les maisons et les femmes ?

Dans vos habitations, vous pouvez bien sur vous reposer, mais à l’inverse de Skyrim, pas de femme !

On pourrait se croire dans Skyrim tellement les techniques de jeux se ressemblent, mais Reckoning s’en dés-a-tache assez bien. Proposant trois métiers, la force, l’alchimie et l’artisanat de sage, vous pourrez créer vos propres armes et armures tous en les enchantant et également créer de nombreuse potions pour améliorer vos capacité aux combats ou vos interaction avec les autres personnages. Seule l’alchimie dispose de patrons achetables chez différents marchand, les autres métiers qui ne disposent pas de formules devront être expérimenté par le joueur. Pour la forge, en démantelant les armes et armures qui ne vous servent à rien, vous obtiendrez différentes pièces qui permettent, associées à d’autres de faire vos créations. Il existe des millions de combinaisons.

Les maisons n’ont pour réel intérêt que de regrouper les ateliers des trois métiers cités ci-dessus et surtout de proposer un coffre de stockage. Car votre inventaire est bien sur limité en place. Toutefois, vous disposez d’un espace assez important dans lequel un bracelet et encombrant qu’un marteau de guerre : le poids n’entrant pas comme mesure.
Dans vos habitations, vous pouvez bien sur vous reposer, mais à l’inverse de Skyrim, pas de femme !

Une réalisation technique de qualité

Les décors de certaines régions donnent envie de planter sa tente et de rester ici à regarder l’horizon.

Même si au niveau du gameplay et des techniques de jeu, il ressemble un peu à Skyrim, ne vous attendez pas à des graphismes aussi jolis. Se rapprochant plus d’un style comme celui de World of Warcraft ou Fable, les développeurs ont voulus rendre leur jeu féerique, digne d’un conte de fée. Il en résulte un univers très coloré. Les décors de certaines régions et villes sont agréables et donnent envie de planter sa tente et de rester ici à regarder l’horizon. Les différents effets visuels lors des combats sont très réussis. Les animations des différents personnages in-game et lors des cinématiques sont bien modélisées. On regrette quand même un clipping trop présent. Au final, ce n’est pas désagréable à l’ œil, même si on aurait pu avoir très certainement mieux notamment sur PC.

L’ambiance sonore est très satisfaisante. Le doublage est de très bonne qualité. Les musiques accompagnent à merveille l’univers du titre. Et les différents effets sonores sont bien maîtrisés.

Pour Conclure

Les Royaumes d'Amalur : Reckoning est un bon Action/Rpg.

Les Royaumes d’Amalur : Reckoning est un bon Action/Rpg. Si ce n’est pas non plus le jeu de l’année, il arrive à se départager des jeux du genre et propose des technique de combats et d’évolutions que l’on a rarement vu dans un Rpg. Son univers est enchanteur et prenant, même si l’histoire principale ne fait pas rêver. Ce n’est pas vraiment épique, mais on la parcoure avec plaisir durant de nombreuses heures de jeu. La réalisation graphique et technique est de bonne qualité. Elle procure un charme certain et cohérent à cet univers. Si vous cherchez un RPG nerveux et que vous voulez sortir de Borde Ciel (Skyrim) alors Reckoning est fait pour vous.

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